By Georgette #1: Septembre 2015

Chaque mois, j’ai décidé de résumer ce que j’ai vu, écouté, aimé ou détesté dans ce laps de temps et ce, un peu comme des favoris. Sans le côté youtubeuse beauté. Sans beaucoup développer aussi.

En effet, allons-y!

Les séries de septembre

Septembre a pour moi été le mois de la redécouverte du format 20 minutes. Les saisons sont souvent courtes, cela se regarde assez facilement et, comme le format est plus propice à l’humour, vraiment distrayant en ces temps chargés. Voilà ma sélection, plus ou moins récente et pour tous les goûts (j’espère).

Faking it, c’est la série pour ado gay-friendly de MTV, qui a su avancer avec son temps et proposer une espèce de telenovela à base de vie sexuelle adolescente débridée, orientations sexuelles et genres divers, f words censurés et musique acidulée. C’est très bête, très peu crédible (je n’avais par exemple jamais vu autant d’ados sortir avec des adultes) mais assez optimiste sur la tolérance et l’ouverture d’esprit de la jeune génération.

Ce qui me plait avec Faking it, c’est qu’on peut aussi bien la regarder comme une série abrutissante que comme une satire de la future génération Z, celle qui refuse d’être définie par des labels, maîtrise ou est victime de la course à la popularité passant notamment par les réseaux sociaux, sait qu’il faut parfois passer par des chemins de traverse pour obtenir ce qu’elle veut et a été éduquée à s’ouvrir à la différence, le tout sous couvert d’un pitch de vraie/fausse homosexualité.

Brooklyn nine-nine, ou l’envers du décor des commissariats New-yorkais. On y parle de paperasse (oui c’est important), de paris stupides, de petite délinquance le tout dans une ambiance assez « The office » aux personnages plus fous les uns les autres. Mention spéciale aux personnages féminins qui sont construits comme les personnages masculins (ce qui arrive trop peu à mon goût). Elles sont ambitieuses, flippantes ou venues d’un autre univers (le cas de la secrétaire, seule civile dans ces bureaux et danseuse à ses heures perdues).

Et le mois prochain *roulement de tambour* la rentrée des séries!

Mangas

J’ai pendant longtemps (jusqu’au mois de juillet, à vrai dire) eu cette appréhension concernant les mangas, la BD en général, voire le Japon tout court. Je ne voyais qu’une sous-culture vulgaire du pays du soleil levant. Et j’avais vraiment tort! Pour faire court, les généralités, c’est moche et il y a du bien et du moins bien partout. Un petit message amical pour toutes les personnes qui pensent la même chose que la personne que j’étais il y a deux mois: il n’y a pas que des représentations féminines dégradantes, des intrigues décérébrées ou purement japonaises (j’aime bien les deux dernières catégories, mais avouez que ça a de quoi rebuter plus d’un). Il y en a pour absolument tous les goûts et c’est ce que je vais vous montrer!

Disclaimer: Si vous n’aimez pas les mangas et que vous cherchez à débuter, ne commencez pas comme moi par « Death note » . C’est très bien mais…au bout du 7ème tome et de la mort d’un personnage que vous aimerez forcément, l’intrigue s’essouffle. Ajoutez à cela une représentation des femmes désastreuse (femme badass = va forcément mourir mais la nunuche de service qui ne sert à rien à part se sacrifier, vous la verrez pendant looongtemps) et vous avez le cocktail parfait pour être dégoûté des mangas en général. Vous avez tout votre temps pour lire la série alors, profitez de votre esprit libre de toute expérience pour découvrir autre chose!

J’ai découvert les mangas de Naoki Urasawa, qui, en plus d’être magnifiques et touchants, ont des intrigues bardées de rebondissements, de détails et de personnages profonds (a ne pas mettre dans toutes les mains quand même).

Son dernier né, « Billy bat » (que j’ai commencé sur les conseils d’une certaine bibliothèque), oscille entre fantastique et roman noir. L’histoire débute dans les années 40 , aux Etats Unis où Kevin Yamagata, dessinateur d’origine japonaise du comics Billy bat (vous la sentez la mise en abyme) se rend compte que son oeuvre est peut-être un plagiat d’une autre bande dessinée au Japon et décide de s’y rendre pour tirer les choses au clair. C’est le début d’une grande aventure mêlant en vrac ségrégation, le premier pas de l’homme sur la Lune, Jésus, Einstein et Kennedy. Rien que ça. Billy bat traverse les époques, vous émouvra et fera trembler au passage dans une intrigue aux multiples héros dont la mystérieuse chauve souris… A moins qu’elles soient 2 à tirer les ficelles du monde.

Oui, une chauve souris apparait au héros. Oui, c’est normal et logique. Non, le manga ne parle ni de drogue, ni de folie.

Monster, c’est le niveau supérieur en terme d’ambiance morbide, à base de chute du mur de Berlin, jumeau maléfique et médecin déchu. En bref, l’histoire est celle de Kenzô Tenma, neurochirurgien japonais vivant en Allemagne (oui, encore un expatrié japonais au grand nez) promis à une brillante carrière et juste. Tellement juste qu’il décide d’opérer un petit garçon avant le maire de la ville qui décède de ses blessures. Son avenir est détruit, sa fiancée le quitte et…ses supérieurs décèdent mystérieusement. Tout l’accuse mais il est convaincu que la seule solution possible est que Johan, son jeune patient soit l’auteur des crimes. Il décide d’enquêter, sans se douter de la portée de ses recherches. Je vous laisse découvrir cette intrigue prenante et addictive (j’ai tourné à environ un tome par jour, il y en a 18) qui ne vous laissera pas de marbre.

Je vous laisse contempler la beauté des portraits

Dossier A (recommandation-bibliothèque-encore-merci) est un manga de Takashi Nagazaki, coscénariste de Billy bat (eh oui) opérant dans un tout autre registre qu’Urasawa. On y suit les aventures d’Iriya, antiquaire et ancien archéologue démis de ses fonctions injustement, enquêtant sur l’Atlantide accompagné de la fille d’un homme d’affaire ne laissant personne indifférent par sa beauté, sa culture et ses compétences en arts martiaux. Ce n’est pas du tout SF mais très terre-à-terre, avec une touche d’humour et de gaieté dans les personnages provenant des personnages eux-mêmes mais aussi de la manière dont ils sont dessinés, très inhabituelle.

Ted Talks qui font du bien

J’adore les Ted Talks. Pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont des conférences gratuites et libres de droit données par des intellectuels de toutes spécialités, délivrées de manière très accessible et inspirante.

Qui se serait par exemple douté qu’Elizabeth Gilbert, auteure de Mange, prie, aime possède une réflexion très aboutie sur la manière dont nous voyons les créateurs? Je vous laisse découvrir.

Je vais essayer de vous parler chaque mois d’au moins un nouveau Ted Talk avec des sous-titres francophones, parce que les leurs sont vraiment bien faits et que ce serait dommage de ne pas en profiter.

Musique

On commence avec un américain roi du pseudo: Keith Kenniff/Helios/Goldmund/Mint Julep. Pour faire court, il utilise son vrai nom quand il compose des musiques de pubs ou mélange ses domaines de prédilections: la musique d’ambiance électronique (Helios) et le piano (Goldmund). Mint julep est le projet pop qu’il a entrepris avec sa femme, Hollie.

Aujourd’hui, on parle de lui pour la sortie de son dernier né, Yume, publié sous le nom Helios. Pourquoi j’aime? C’est parfait pour se concentrer/détendre dans les endroits bruyants et harmonieux. Je vous mets le lien de l’album complet, allez l’écouter en faisant autre chose c’est génial!

Nick Talbot, décédé il y a moins d’un an de causes qui n’ont pas été rendues publiques, était l’homme derrière le trop peu connu Gravenhurst, auteur de chansons magnifiques, sombres et tristes. Je vous ferai un article plus détaillé sur lui (il le mérite) et en attendant, voici la plus belle des chansons de son dernier album, The ghost in daylight: The prize

« Still the ties that bind us, blind us to the emptiness of the prize »

Si vous n’avez pas vu Mr Robot, vous avez sans doute loupé une des meilleures séries de l’été. Pourquoi j’en parle ici? Parce ce que si vous l’avez regardée, vous avez entendu le superbe cover au piano des Pixies utilisé dans l’épisode 9. Le compositeur en est français, s’appelle Maxence Cyrin et a consacré tout un album à des reprises comme celle-ci, toutes délicates et qui enchanteront vos trajets dans les transports en commun.

Allez, je vous laisse en paix pour un mois d’octobre je l’espère haut en couleurs.

Georgette

Si un jour on m’associe à David Tennant dans une même phrase, j’estime pouvoir mourir en paix.

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